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Le printemps s’annonce ces derniers jours malgré le froid encore mordant. Nous songeons déjà à fleurir nos jardins. Avez-vous pensé à tailler vos rosiers ou à en planter pour cet été ?

 

La taille des rosiers : un acte essentiel.

En fin de saison, soit vers octobre : les jardiniers taillent les rosiers pour l’hiver. La taille se fait bas en gardant quelques yeux pour la reprise au printemps.
On fait une butée de terre au pied afin de le préserver du gel et on paille autour.

Au printemps, dès que les gelées commencent à cesser. On retaille les branches qui commencent à présenter des bourgeons. On éclaircit la taille d’automne si l’on n’avait oublié de tailler.
Pour cela, il vous faut un bon sécateur (dont vous avez affuté et désinfecté les lames). Ayez le geste sûr pour ne pas fendiller les tiges des rosiers.
- Suivez les conseils suivants pour tailler vos rosiers (tiges, buissons, grimpants…).

 

Bien choisir son rosier

Selon la taille de votre jardin ou la destination du rosier : en plate-bande, en couvre-sol ou de bordure… on ne choisira pas les mêmes types de rosiers qui sont plus variés que l’on ne le croit.
Il existe des rosiers-tiges ou rosiers pleureurs pour décorer le jardin autant que pour le fleurir : des rosiers lianes ou grimpants pour couvrir les murs palissés ou les troncs d’arbres, des rosiers couvre-sols, des rosiers de bordure ou plate-bande, des rosiers anciens (dits “galliques” ou “rosa canina”) et botaniques (pour les espèces les plus rustiques). A vous de faire le tour de vos besoins et de voir selon les variétés proposées.

 

Bien choisir son rosier c’est aussi savoir où l’acheter.

Préférez pour les amateurs demander conseil auprès d’un pépinièriste ou d’une personne dans une jardinerie. La plupart du temps, vous trouverez des variétés standard adaptés aux jardins et traités contre les maladies.
Quelques rosiers anciens (les plus grands noms) pourront se trouver afin d’égayer une façade. Rien ne vaut le parfum capiteux des rosiers botaniques et anciens.
- Meilland-Richardier
- Roses anciennes d’André Eve

A titre personnel, je ne recommande pas l’achat de rosiers en supermarché : parce qu’ils sont entreposés à l’intérieur (à la chaleur et donc sujets aux bactéries) sans trop de soins ni d’arrosages et peu résistent longtemps une fois remis à l’air libre dans un jardin.
Un bon rosier doit présenter un racinage sain, un feuillage vert ou des branches sans accrocs. Souvent les tailles ont été suivies de mastic ou cire sur le tronc pour éviter que le rosier ne soit sujet à la pourriture.

Les habitués des rosiers ayant leur carnet d’adresse choisiront de se fournir auprès de pépinièristes-rosièristes spécialisés. Les rosiers botaniques auront autant de succès que les rosiers anciens. Il est conseillé de s’y connaître un peu car souvent les catalogues présentent leurs produits sous les classifications latines.
Un bourbon avec ses fleurs rondes (dites de “pivoine”) et son parfum sucré séduisent toujours et se reconnaîtront plus facilement que les rosiers thé plus graciles en apparence et avec des fleurs aux pétales plus étalés.
Pour sublimer un coin de jardin, tester le rosier-tige ou rosier pleureur : un peu plus chers mais effet garanti. Le rosier-liane aussi pour palisser un arbre ou un mur est à tenter : le résultat sera optimal au bout de 3 ou 4 ans tout de même !
Plus rares, les rosiers “moussus” à réserver pour les collectionneurs plus que pour les jardins d’amateurs. C’est dans cette gamme que j’ai ainsi trouvé un rosier particulier, qui fleurit vert ! Non pas une fleur à vrai dire mais comme des feuilles vertes qui sont assez jolies mais pas parfumées.

Le rosier une fois commandé vous arrivera sans terre, racines nues et taillé bas enveloppé de plastique ou de toile de jute. C’est la norme.
Il est conseillé de le laisser dans un peu de mousse végétale (généralement livré avec le pied) si on ne le replante pas le jour même.


 

Petits conseils pour les rosiers à replanter

 

Le pralinage de racines (pour un rosier)

Le jour du replantage (à faire dans les 2 jours pour les rosiers à racines nues) : pralinez les racines.
Le pralinage : prenez de la terre et de l’eau, délayez le tout pour obtenir une boue un peu liquide.
Veillez à bien démêler les racines et les tremper dans le pralin pour recouvrir les racines. Cela permet à la plante de se rehydrater et de la protéger avant la mise en terre.
- Les conseils de Rustica pour le pralinage

Planter un rosier

Pour les rosiers en pot : Creusez un trou 3 fois plus grand que le diamètre du pot (si vous l’avez acheté en jardinerie) ou du rosier à racines nues. Griffez légèrement les contours de la motte pour dénouer les racines et aider le rosier à prendre racine plus vite.
Au fond, disposez un peu d’engrais mélangé à de la terre et des cailloux ou billes d’argile pour drainer. Recouvrez d’un peu de terre puis disposez le rosier dont le col (le bord renflé au bas du pied) doit être 2 cm au-dessus du sol afin de ne pas être en contact avec l’eau qui pourrait stagner.
Une fois le rosier droit, disposez les racines et recouvrez de terre. Tassez au pied autour du rosier. Arrosez même s’il pleut ou qu’il fait froid. L’eau va tasser la terre et éviter que des poches d’air se forment au niveau des racines.

A titre personnel, je recommande le rosier Cardinal de Richelieu : un rosier aux pétales aspect velours rouge tirant vers le violet sombre et au parfum envoûtant. Il fleurit assez longtemps.
N’hésitez pas à opter pour un rosier ancien dont le parfum embaumera votre jardin. Je ne suis pas très portée sur les rosiers modernes car leur parfum ne dure pas et ils sont trop standardisés à mon opinion. Réservez les rosiers modernes colorés pour les allées afin de créer une ambiance fleurie harmonieuse en alliance avec des lavandes et autres plantes fleuries.

 

Bon jardinage !

Dodie

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